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105 églises protestantes ont réfléchi sur l’euthanasie
Par regis, le mercredi 18 mai 2011 à 08:40 :: Rétroviseur

La Communion des Eglises Protestantes en Europe (CEPE) vient de publier «A time to live and a time to die» (un temps pour vivre et un temps pour mourir), une étude abordant les thèmes de l’euthanasie médicale et de l’aide au suicide. Cette publication sans précédent, est le fruit d’un long processus de consultation des 105 églises membres.

Sur le sujet, il s’agit du premier document commun des Eglises protestantes de toute l’Europe. «C’est une force du Protestantisme en Europe, de prendre les différences au sérieux et de les exprimer. Le document étudie des questions urgentes et encourage les Eglises à réfléchir plus fondamentalement à ce sujet dans leur contexte respectif», a déclaré Thomas Wipf, le Président de la CEPE, lors de la présentation de la brochure.

L’étude de 104 pages traite des questions fondamentales de la mort dans un contexte social, clinique et juridique. D’un point de vue théologique et éthique, la question posée est celle de la définition de la vie humaine. Une question délicate pour laquelle chacun est amené à définir le cadre de sa responsabilité morale. Enfin, l’étude s’intéresse également à des questions médico-éthiques, telle que la renonciation à des mesures prolongeant la vie, la mise en œuvre des soins palliatifs, ou encore la possibilité de l’euthanasie et de l’aide au suicide.

Il est à noter que les Eglises membres de la CEPE s’engagent unanimement pour la protection des droits de l’Homme des mourants, ce qui inclut le droit à la vie jusqu’à la fin et le droit à renoncer à des traitements. Plus encore, en dépit d’un changement d’attitude dans nos sociétés occidentales, elles s’opposent catégoriquement à toute tentative de justification théologique et éthique de l’euthanasie et de l’aide au suicide.

Actuellement, l'étude est uniquement disponible en anglais. Une version en français et une autre en allemand, sont en cours de réalisation et devraient voir le jour à l’automne prochain.

Paul OHLOTT

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7 Commentaires

  • Thierry, Mercredi 25 mai à 23:08
    pfff! n'importe quoi! ils n'ont vraiment rien d'autre à faire?? Ca sera quoi le prochain sujet?? "105 églises protestantes ont réfléchi sur l'homosexualité", ou "105 églises protestantes ont réfléchi sur le mensonge"??? Il n'y a rien à réfléchir sur l'euthanasie, c'est encore une des armes de satan de notre époque, comme "la liberté d'expression" pour faire des choses que Dieu a interdit, la bible est très claire là dessus...
  • Dany Bance, Lundi 23 mai à 11:24
    Les gens se posent des questions pour savoir s'ils doivent ou non donner le " coup de grâce " à des personnes condamnées par la médecine des hommes ( mais pas forcément celle de Dieu , les miracles existent encore ... ) par contre lorsqu'on distribue gratuitement , dans les lycées la pilule du lendemain à des gamines de 14 ou 15 ans ou qu'on va les faire avorter à l'insu des parents , cela ne crée pas autant de polémique ..., + de 200.000 avortements par an =autant de crimes pour que l'on favorise maintenant l'avortement chez des jeunes filles à peine formées et à l'insu des parents ...
  • Olivier Wenger, Vendredi 20 mai à 09:09
    Chère Nathalie, vous dites "Je ne suis pas pour l'acharnement thérapeutique et trouve normal qu'une personne (ou sa famille) se sachant condamnée décide d'arrêter son traitement ou demande à être débranchée des machines sans lesquelles elle ne pourrait vivre." Par rapport à l'emploi du mot "condamné", je veux juste préciser que c'est l'homme qui se condamne et pas Dieu. Dans mon cas par exemple, si je ne faisais pas confiance à Jésus, je pourrais dire que je suis condamné à devoir subir au moins une seconde greffe de rein avant la fin de ma vie. Mais Jésus est venu guérir, c'est un fait !
  • Nathalie Drouot, Jeudi 19 mai à 18:19
    A mon avis, l'euthanasie assistée tombe bien avec la réduction de personnel dans le milieu hospitalier et réduction de budjet aussi...Je ne suis pas pour l'acharnement thérapeutique et trouve normal qu'une personne (ou sa famille) se sachant condamnée décide d'arrêter son traitement ou demande à être débranchée des machines sans lesquelles elle ne pourrait vivre. Mais ne pourrait-on pas aussi améliorer les soins palliatifs et la prise en charge de la douleur? Ceci me semble plus judicieux. A lire : "2 petits pas sur le sable mouillé" superbe témoignage d'une maman accompagnant son enfant.
  • Martine Stark, Jeudi 19 mai à 15:16
    J'aimerais réagir aux 2 commentaires ci-dessus : je travaille dans un service de soins palliatifs, donc je connais un peu le sujet. Nous vivons dans une société où peu de gens croient encore en Dieu, d'où l'importance de réfléchir en église sur la définition de la vie humaine et sur l'éthique et c'est loin d"être aussi simple. Je vous trouve effectivement très radicales. Quel mépris dans vos propos concernant un tel travail.
  • Laurence Le Cornec, Jeudi 19 mai à 12:21
    Ce qui me fait peur dans cette "réflexion", c'est que cela puisse être la porte ouverte à une certaine tolérance envers l'euthanasie, le débranchement lorsque les médecins pensent "qu'il n'y a plus rien à faire", et autres meurtres. Les miracles existent toujours à l'heure actuelle, et de quel droit décider de l'avenir d'une personne qui ne peut se défendre ? Pour moi c'est clair et net, Dieu seul peut laisser ou reprendre la Vie. Donc je suis peut-être trop radicale, mais il n'est pas besoin de réfléchir + de 2 secondes.
  • nabzed, Jeudi 19 mai à 10:32
    Je me demande s'ils ont réfléchi sérieusement. Ils cherchent à définir la vie? Jésus est la vie. Ils s'inquiètent des malades? Guérissez les malades. Au lieu de passer du temps à réfléchir sur ce qui est déjà tranché par la Bible, ils auraient mieux fait de se mettre à genoux et prier. C'est là qu'il y aura des résultats, et qu'ils seront enfin utile pour le royaume et pour l'humanité.
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