
Chrétien évangélique, Olivier Fleury a rédigé un plaidoyer pour «la séparation de l’Etat et de l’éducation sexuelle», dans le journal de l’UDF (Union Démocratique Fédérale), après que son fils de 14 ans ait suivi un cours d’éducation sexuelle où l’anus était présenté comme une zone érogène. Un enseignement pouvant être perçu comme un encouragement à s’intéresser à l’homosexualité.
«Si mon fils n’est pas toxicomane et qu’on lui dit à l’école que l’ecstasy c’est très bien, il risque aussi d’expérimenter !», s’indigne Olivier Fleury, qui ne comprend pas pourquoi l’école se focalise sur la «mécanique du sexe» plutôt que de parler des sentiments et de comportements moraux… C’est-à-dire, du contexte dans lequel les relations intimes devraient avoir lieu.
En 2011, au nom de l’UDF, ce père de famille a lancé une pétition «contre la sexualisation de l'école obligatoire». A en croire cette pétition, la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP), en collaboration avec l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), prévoirait des cours d'éducation sexuelle truffés de toutes sortes «d'instructions pratiques» pour les enfants, dès l'âge de 4 ans.
L'école outrepasserait-elle son rôle ? C'est ce que pense Olivier Fleury, qui précise encore que «toute intervention des parents est exclue : ils ne peuvent influencer ni le contenu des cours, ni les moyens d’enseignement. On veut aussi leur interdire de faire dispenser leurs enfants de ces leçons, alors même que l’éducation sexuelle est un devoir qui incombe en premier lieu aux parents. (…) Il est inacceptable que toute intervention parentale soit rigoureusement exclue». En outre, les cours d'éducation sexuelle s'inspirent de l'idéologie du «Gender Mainstreaming», qui revendique «l’équivalence de toutes les orientations sexuelles».
Selon cette pétition, l'UDF exige que «les parents qui ne sont pas d’accord avec l’éducation sexuelle scolaire doivent pouvoir faire dispenser leurs enfants de cet enseignement sans autre justification (…) que le matériel pédagogique et les programmes d’enseignement pour l’éducation sexuelle à l’école obligatoire ne doivent contenir aucune incitation à des jeux sexuels ni aucune instruction pour essayer des pratiques sexuelles particulières (…) que dans le cadre des cours d’éducation sexuelle à l’école obligatoire, on ne doit exercer aucune influence sur l’orientation sexuelle des enfants et des jeunes».
Paul OHLOTT